Ne va pas seul... dans la rubrique témoins d'hier et d'aujourd'hui...

Publié le par nivelles

 

Ne va pas seul vers la rive enchantée

Où tu crois voir resplendir le bonheur !

L’hymne au plaisir si doucement chantée,

L’air embaumé d’enivrantes senteurs,

Les rires fous, les cris, les coupes pleines

Ont pour ton coeur d’invincibles appas...

Mais la mort veille, en ces riantes plaines

Ne va pas seul, tu ne reviendrais pas !

 

 

Ne va pas seul où le devoir t’appelle

Plus grand encore que tu ne le pressens !

Il faut dompter la nature rebelle,

Le coeur, l’esprit et la chair et le sang !

Il faut lutter dès l’heure matinale

Jusqu’au soir, à l’heure du trépas :

Avec le mal la lutte est inégale...

Ne va pas seul, car tu ne vaincrais pas.

 

 

Ne va pas seul ; mais pour la vie entière

Choisis le Christ comme guide et soutien !

Tu vois déjà dans la noble carrière

Son pas marqué pour assurer le tien.

Le cours est bref des terrestres journées

Il faut marcher quand la lumière luit.

Ne va pas seul ! Dès tes jeunes années

Va avec Lui, pour toujours avec Lui !

 

Jules Vincent 1875-1954

Pasteur

 

 

« Il faut dompter sa nature rebelle, tenir ses instincts en bride, dominer son corps, comme on tient un cheval fougueux. C’est une lutte, mais quelle joie dans la victoire. » Personne, en approchant le pasteur Jules Vincent auteur de ces lignes, ne soupçonnait ses combats intimes. Le sourire de son visage, la bonté de son regard ne révélait que la victoire.

 

Sa vie parut, même aux  yeux de ceux qui vécurent avec lui coeur à coeur, unie, harmonieuse, depuis le jour où, tenant sa mère par la main, il allait par les champs découvrant le Créateur dans la création, jusqu’à ces années d’épreuves où, dans l’humiliation de la chair, il se confiait à son Dieu avec la simplicité d’un enfant.

 

Il écrivait :  « La route du passé est jalonnées de lumières qui éclairent l’avenir et j’ai toute raison d’attendre ce qui viendra dans le calme de l’enfant, habitué à être aidé. »

 

Plus tard, averti, il disait ces paroles admirables : « Je vois le Père qui pointe le doigt vers moi et me dit avec un sourire bienveillant : « C’est ton tour. Viens maintenant. »

 

C’est parce qu’il fut un victorieux que ses amis ont désiré que quelques-uns de ses messages soient recueillis pour venir en aide à ceux qui poursuivent le combat.

 

Tiré de Voix III Le prix de la victoire

Editions la Concorde Lausanne 1955

 

 25.03.07-Bethel-jardin-027.jpg

 

Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article