Transmission...

Publié le par nivelles

… il souffla sur eux et leur dit : recevez le Saint-Esprit !

Cette transmission de l’Esprit aux disciples, s’est opérée dans un contexte particulier de crainte des juifs, crainte d’être aussi arrêtés et condamnés comme leur Maître. Crainte qui avait poussé Pierre à le renier quand il avait été reconnu comme un de ses disciples. 

En fait les disciples n’avaient pas une attitude différente de ceux qui, auparavant, avaient cru en Jésus, mais n’osaient pas le confesser par crainte d’être exclus de la synagogue car ils aimaient la gloire des hommes plus que la gloire de Dieu (Jn 12 :42). Par crainte de représailles, les disciples se tenaient donc cachés, portes fermées.

Quand Jésus les rejoint dans leur enfermement, sa bénédiction que la paix soit avec vous prend tout son sens par rapport à leur état de crainte. Bénédiction répétée et accompagnée d’abord d’une preuve de son identité en leur montrant ses mains et son côté, séquelles de sa crucifixion ; et ensuite d’une parole d’envoi en mission comme lui-même a été envoyé par le Père… pour les encourager à sortir de leur enfermement.

Mais cette bénédiction n’était-elle pas plus encore qu’un apaisement de leur crainte des juifs, un signe de la grâce de Dieu pour eux, parfois coupables de lâcheté en reniant leur Seigneur, en tout cas de scepticisme et d’incrédulité envers le Ressuscité ? En leur montrant ses mains et son côté, ne leur rappelait-il pas son sacrifice annoncé et réalisé pour le pardon des péchés ?

Ils pouvaient à présent être apaisés dans leur conscience : sa résurrection signifiait que son sacrifice pour leurs péchés était approuvé de Dieu. Que la paix soit sur eux ! Cette première bénédiction de paix leur était nécessaire : il leur fallait d’abord la recevoir pour eux-mêmes avant d’en être les porteurs autour d’eux.

Et la recevoir en recevant le Saint-Esprit ! Car la paix promise par le Seigneur n’est pas donnée à la manière du monde qui accède à la paix par des efforts louables, en acceptant des compromis, en faisant preuve de sérénité là où il y a de l’inquiétude, en signant des accords… la paix promise n’est pas un simple changement d’humeur ou un abandon de toute velléité.

Elle se reçoit par la conviction que produit le Saint-Esprit que le pardon de notre péché est accordé à ceux qui croient au sacrifice expiatoire du Christ ressuscité. Et ce sera l’œuvre missionnaire des apôtres que de le proclamer désormais.

C’est le message, l’appel radical de l’Evangile que d’espérer contre toute espérance, que de croire malgré toutes les raisons d’être incrédule parce que le crucifié est ressuscité !  

Luc Flémal

Pasteur

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