Méditation pour la Pentecôte (L. Flémal)
... Nous les entendons parler dans notre langue des merveilles de Dieu. Telle était la réflexion de ceux qui étaient présents lorsque le Saint-Esprit est descendu sur les apôtres le jour de la première Pentecôte.
Ce n’est pas courant d’entendre parler des merveilles de Dieu.
Les conversations ont des sujets variés souvent en relation avec l’actualité comme le dernier séisme sur la planète ou la dernière tuerie aux USA ou un nouveau scandale financier ou la crise économique ou encore une rumeur affolante.
Mais des merveilles de Dieu, on n’en entend pas parler et elles ne sont jamais annoncées comme thème d’une conférence tout public. On ne voit pas d’autre organisme que l’Eglise qui, par vocation, en parle, souvent de manière confidentielle lorsqu’elle rassemble les fidèles.
A la Pentecôte, les merveilles de Dieu ont été révélées dans des langues étrangères que tout le monde pouvait comprendre et comme perspective d’une réalité future de la diversité culturelle de l’Eglise.
Les merveilles de Dieu concernent toutes les cultures, toutes les origines, toutes les nationalités, toutes les appartenances. L’universalité de la révélation fonde la vocation missionnaire de l’Eglise dès son origine.
On voit sur le plan européen comme il est difficile de parler le même langage, chaque pays membre défendant sa cause, son intérêt, sa culture… c’est plutôt une cacophonie qu’une harmonie ou une symphonie que l’on entend venant des sommets européens ! Au niveau de nos relations personnelles et fraternelles, ce n’est pas toujours mieux. Même en s’exprimant dans la même langue, nous ne nous comprenons pas toujours.
Le récit de la première Pentecôte permet une vision bien différente en comparaison avec celui de la tour de Babel. Si celui-ci se termine par la dispersion de l’humanité dans la confusion des différentes langues, sous l’inspiration du Saint-Esprit, les merveilles de Dieu ont été révélées dans chacune des langues étrangères représentées ce jour de la Pentecôte.
Dans le monde, la diversité culturelle donne lieu à des confusions, des tensions, des conflits, des désunions. Dans l’Eglise, il ne devrait pas en être ainsi et la diversité ne devrait pas empêcher la communion fraternelle qui n’est pas œuvre humaine mais œuvre spirituelle inspirée par un Seigneur et Sauveur commun.
On pense aussi à cette promesse que toute langue confessera Jésus-Christ ! Il ne sera pas confessé seulement par les francophones ou les anglophones mais dans toutes les langues parlées pour célébrer les merveilles de Dieu.
Dans sa diversité culturelle, l’humanité reconnaîtra la Seigneurie de Jésus-Christ. La Pentecôte où chacun a entendu parler des merveilles de Dieu dans sa propre langue, c’est encore aujourd’hui !
Belle fête de Pentecôte à toutes et tous.
L.Flémal.