Croire que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu… est-ce si évident, croire en Dieu est-ce si facile ? Croire que le Christ est ressuscité et vivant aujourd’hui est-ce aussi simple ?

Publié le par Nivelles Eglise Protestante (EPUB)

Thomas avait un problème avec la résurrection de Jésus : à ses yeux, elle était incroyable sans preuve. Il est bien connu pour son incrédulité et depuis c’est comme s’il avait un casier judiciaire qui le range aux côtés des incrédules notoires.

Qu’est-ce qu’on reproche à Thomas ? D’avoir demandé des preuves que les autres disciples ont eu sans les avoir demandées ?

Quand Jésus est apparu à ses disciples en l’absence de Thomas, le soir du jour de sa résurrection, il leur a montré ses mains et son côté, séquelles de sa crucifixion.

Thomas a eu l’honnêteté, le courage, l’audace de mettre ses conditions pour être convaincu de la résurrection de son Maître.

Première condition : voir la marque des clous dans ses mains. Il aurait pu s’en contenter comme preuve ; mais non, il en ajoute une deuxième : mettre son doigt à la place des clous ! Comme si voir la place des clous n’était pas convaincant. Mais il ne s’arrête pas à cette deuxième condition. Il en ajoute une troisième : mettre sa main dans son côté meurtri par la lance du soldat pendant la crucifixion.

Le scepticisme de Thomas était sa manière de croire : il avait besoin de voir et de toucher pour croire. Et Jésus a accepté son scepticisme. Non pas pour l’encourager mais pour y répondre huit jours plus tard lors d’une nouvelle apparition à ses disciples ; cette fois-ci Thomas était présent et Jésus s’est adressé directement à lui l’invitant à faire ce qu’il avait souhaité faire pour croire : voir et toucher ses plaies.

N’ayons pas peur ou honte d’avouer notre scepticisme au point de se demander parfois si cela vaut encore la peine de croire en ce Dieu d’amour et à son triomphe sur le mal par la résurrection du Christ. Un scepticisme avouable devant Dieu car en fait tout disposé à croire.

L’accueil favorable et bienveillant que Jésus a réservé à Thomas peut signifier qu’un certain scepticisme fait partie d’un cheminement de foi puisqu’après lui avoir offert de constater par lui-même ses blessures, Jésus invite Thomas à croire.

En tout cas, Jésus n’a pas reproché à Thomas de ne pas croire ou de manquer de foi mais d’avoir besoin de voir pour croire. C’est la rencontre personnelle avec le Ressuscité qui a vaincu tout scepticisme chez les premiers témoins de sa résurrection.

Il n’en est pas autrement aujourd’hui : rien ne vaut la révélation du Christ pour susciter la foi et la garder vivante. Ne laisse pas ma foi défaillir loin de toi ; viens en mon âme et daigne chaque jour, Seigneur, de ton amour, nourrir la flamme.

Luc Flémal.

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